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Les Nouvelles de S. Le Touze

Decouvrez sur cette page les nouvelles de S. Le Touze

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Vos commentaires sont toujours les bienvenus dans l'article  "les nouvelles"


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Joyeux anniversaire Maman (Septembre 2009)

 

             Valérie se précipitait dans les escaliers, jouant des coudes pour émerger du sinistre couloir carrelé de la ligne 3 du métro, laissant sur son passage quelques murmures désapprobateurs.  Valérie s’en fichait. Comment pouvait-on traîner les pieds un lundi matin à 9h30 ! Ils étaient tous plus moche les uns que les autres avec leur mine triste et grise. Valérie n’était pas dans un de ses meilleurs jours. Elle venait d’avoir 42 ans. Et ce n’était pas le pire qui lui était arrivé ce jour là.

            Marion s’était tranquillement installée sur une des banquettes située au fond de la grande salle de la brasserie. Valérie avait eut l’air assez perturbée au téléphone lorsqu’elle lui avait donné, enfin ordonné, de venir la rejoindre immédiatement au café situé dans la même rue que l’agence de publicité dans laquelle elles sévissaient toutes les deux depuis plus de cinq années.  ............


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Sous mon arbre   (Août 2009)
       Les filles de la classe de terminale Littéraire se dirigeaient tranquillement vers les vestiaires. Elles avaient deux heures devant elles avant la reprise des cours, il n’était donc pas nécessaire de se précipiter au réfectoire.


       Elles se rhabillaient tout en blaguant sur les soirées du samedi passé lorsque Samantha, élève de terminale ES leur annonça en passant la tête par la porte :

- Les filles ! Y a les flics dans l’bahut !! Vite y en a qui sont canon !!


       Il y eut alors un gloussement collectif d’environ 17 filles, les cinq autres n’étant pas intéressées. Les 17 jeunes filles en question se dépêchèrent de filer vers la sortie tandis que les autres prenaient tout leur temps en se lançant des regards résignés. Elles ne faisaient vraiment pas partie du même monde 


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La vengeance du Dieu inconnu
  (Juillet 2009)

 

            John Aldrin est assis au volant de sa Ford modèle 1995 de couleur verte. Il vient de finir le travail, il est satisfait. L’après-midi s’annonce bien, le soleil brille, son autoradio distille un air discontinu de musique rock et il a les poches pleines de dollars. John Aldrin pense à son luxueux appartement de New-York qu’il atteindra, d’après ses prévisions aux alentours de deux ou trois heures du matin, au bain froid comme il les aime et au sommeil réparateur qu’il s’accordera. Il file ainsi à cent vingt kilomètres heure sur l’autoroute, bercé par la musique, quand le voyant rouge de la jauge d’essence se met à clignoter, le narguant avec toute l’insolence que sa loupiote rouge lui permet.

« Allons bon, encore faut-il trouver une station dans ce bled paumé ! »

            John Aldrin lève les yeux au ciel, exaspéré tant son appartement, son bain froid lui paraissent loin. Il pose alors les yeux sur un panneau publicitaire suspendu à plus de dix mètres du sol et orné d’une ravissante rousse ventant les bienfaits d’une lotion dentaire. John ne retient de cette fabuleuse vision que le ridicule encart situé sur la gauche du panneau indiquant que la prochaine station avant une centaine de kilomètres se trouve dans seulement deux kilomètres.

« Si ça ce n’est pas du bol, je devrais prendre un ticket de loterie ! » Plaisante John en gardant à l’esprit la délicieuse sensation que son bain froid lui procura.

            Un homme sans âge affublé d’une salopette sans doute bleu s’approche de la Ford et s’arrête près de la portière de John :

- B’jour, et bien on peut dire que c’est votre jour de chance !

- Hein ? Rétorque froidement John. Le plein…

- Ouais… Mais pour ce que j’en dis, vous devriez venir voir votre roue arrière. Elle se barre, mon p’tit m’sieur. Vous l’avez pas vu ?

- Non, je regarde devant quand je conduis !


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